« Le goût de chez soi » est le 3e geste de la série documentaire « Je vous parle ici de ce qui n’existe pas » de Mélanie Cao.

Cette série documentaire sonore est une exploration sensible autour de l’asioféminisme et du racisme anti-asiatique en Belgique auprès de celleux qui le vivent en 6 gestes & 1 obsession : Défaire le regard blanc, Incarner les luttes, Nourrir les diasporas, Décoloniser l’intime, Panser les masculinités subalternes, et Esquisser des futurs désirables.
6 gestes qui se répondent pour une obsession : créer des archives minoritaires et tisser les mémoires collectives.
Pour qu’on ne puisse jamais dire que faute de mots, tout ça n’existe pas.
Une création sonore taillée dans le doute et la joie militante, conçue et réalisée par Mélanie Cao, fondatrice d’Asiofeminism Now !
Le projet a bénéficié lors de son lancement du soutien de la Cellule Egalité des chances du SPF Justice et de l’accompagnement de Voix de Femmes, ainsi que de la Bellone en 2024.
Ce troisième geste s’intéresse à la cuisine des diasporas, partant de l’intuition que la nourriture constitue un véritable canal affectif, pour qui vit loin de chez soi.
Entre les saveurs de l’enfance et celles qu’on retrouve lors d’un éventuel retour au pays, il a la cuisine qu’on met toute une vie à s’approprier, quand on vit à des milliers de kilomètres de ses aîné·es.
Il a aussi tenté de saisir comment la nourriture pouvait se faire le lieu d’oppressions, quand certaines pratiques alimentaires s’appuient sur des histoires bien plus longues, d’extraction coloniale, et de discriminations.
La table envisagée comme une modalité de résistance donc, pour ce qui s’y cuisine et ce qui s’y mange. Mais aussi pour les histoires qui s’y partagent et les stratégies qui s’y affinent, au fil que les langues se délient.
L’écoute sera suivie d’une rencontre avec la réalisatrice Mélanie Cao, l’occasion de discuter avec elle des thématiques abordées par le podcast, par la série ou pourquoi pas du processus de création sonore…
Illustrations : Acia Yang
