Que signifie vivre dans un monde contaminé par de faibles doses de radioactivité ? C’est la question que Sophie Houdart se pose depuis l’accident nucléaire de Fukushima Daiichi survenu le 11 mars 2011.
Au terme d’une longue enquête ethnographique menée auprès d’un petit groupe de personnes habitant Tōwa, à une cinquantaine de kilomètres de la centrale, elle restitue la texture de ce territoire et décrit comment, année après année, les repères n’ont cessé de changer. On voit comment les habitants et les agriculteurs cherchent à comprendre leur nouvel état du monde, en expérimentant auprès de scientifiques engagés les liaisons et déliaisons qui font leur quotidien.
Rencontre et discussion autour du (super) livre de Sophie Houdart aux (supers) Editions des mondes à faire, intitulé «
Ce qui territoire qui, comme une pulsation… », en présence de Sophie Houdart ainsi que d’Amandine Guilbert et de Rémi Eliçabe (éditeur.ices, sociologues).
Sophie Houdart est anthropologue, directrice de recherche au CNRS au sein du Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative (LESC) de l’Université Paris Nanterre.