En attendant… (un train pour la régularisation)

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Les migrants sont contraints d’explorer les zones les plus troubles de la société occidentale.
Ils vivent, bien malgré eux, un quotidien au potentiel romanesque inouï qui reste pourtant peu travaillé – quand il pourrait nourrir un débat aussi important que paralysé. La série « la Belgique vue par elle-même » se devait, presque logiquement, de tenter de porter le récit jusqu’à la réalité des flux migratoires – pour mettre en scène les plus invisibles de nos « concitoyens » autant que pour envisager la question en la décalant.

Le roman-photo que vous vous apprêtez à lire est le fruit de cet essai. Il s’inspire directement d’entretiens qui eurent lieu entre la fin de la permanence tenue par l’Organisation des Sans Papier dans les locaux de l’ULg (rue de Pitteurs) et le début de l’occupation de l’ancienne gare de Bressoux – de mai à juin 2009. Toutes ses conversations, menées avec un sens de la palabre caractéristique de ceux qui sont condamnés à attendre, constitue la matière première du scénario. Le shootting photo a été réalisé début juillet autour de la Gare des Sans Papiers – avec ses occupants pour acteurs.

Une semaine après la fin du « tournage », on annonçait une opération de régularisation qui (malheureusement) ne changera pas grand chose à notre propos. L’histoire qui sera racontée dans les pages qui suivent reste un fiction : son attrait documentaire est celui d’une réalité synthétique. Elle prétend n’être ni représentative, ni exhaustive – elle se « contente » d’être significative sans faire l’impossible tour de la question. Elle participe, humblement, à l’immense travail de narration qui reste à effectuer : celui de l’épopée de la migration et des migrants.

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