La Nuit de la poésie 2019

C’est au Cirque Divers en 1983 que le poète Jacques Izoard initie la première « Grande Nuit de la poésie ». 36 ans plus tard, la formule n’a pas changé, ou presque. Une bière contre un poème. Et comme la poésie est partout, le micro-ouvert se mue en scène ouverte. Poésie sonore, graphique, performative. Venez présenter votre performance au KulturA, devenu cabaret d’un soir. Et comme le veut la tradition, des invité.e.s d’honneur jalonneront la soirée. Deux salles, deux ambiances. Et de la poésie partout !

Le 16 novembre 2019 à partir de 20h30
@KulturA 13, rue Roture 4020 Liège
Prix libre.

PETITE SALLE

C’est chill room, on boit une bière et on tape la discut’ affalé sur des coussins, mais pas seulement. Durant la soirée:
HYPNOSE ROOM  Une ambiance sonore réalisée par Anaël
POÉSIE GRAPHIQUE, une sélection de Benjamin Monti
VIDÉO « Petite pilule pour la Folie, Opérette en 36 tableaux » de Guido’Lu
AUDIO « De la marchandisation de la culture » par L’enfant Pavé
CONCERT Stronf*
(*le f est muet)
AFTER DJ Bon Goût
Corentin tire le tarot
Irmarine lit l’avenir dans ta main

GRANDE SALLE

Venez vous inscrire pour déclamer ou performer. 3 moments de scène ouverte durant la soirée. Une bière pour un poème.

Invité.e.s d’honneur

Kaapshljmurslis

Photo © Elodie Grégoire

Kaapshljmurslis, c’est d’abord un projet. En décembre 2013 et janvier 2014, Xavier Dubois, musicien, et Vincent Tholomé, poète et romancier, se sont rendus, régulièrement, de nuit, dans le pavillon Lilas, un bâtiment abandonné de l’hôpital psychiatrique du Beau Vallon, à Namur. Durant ces visites nocturnes, Vincent Tholomé a pris note des mots laissés sur les murs par les patientes et le personnel soignant. Des papiers évoquant des consignes, des procédures, ont également été recueillis.

Les textes qui composent Kaapshljmurslis ont été écrits à partir de certains de ces mots et consignes. Un peu plus de la moitié des pièces sonores et des interactions entre textes et musiques a été, quant à elle, conçue et composée de nuit, lors de nos répétitions au pavillon Lilas. Un livre-disque illustré par Klervi Bourseul. (Tetras Lyre). Notre souhait est toutefois d’éviter « la musique accompagnante ». Notre souhait est de faire rencontrer nos univers, ce sur quoi nous travaillons chacun de notre côté. Nous aimons les couleurs étranges, le jazz, la noise, les silences, le bruit, l’écoute mutuelle. Kaapshljmurslis est le nom de notre duo. C’est un mot letton sans réel équivalent dans notre langue. Il signifie « la sensation d’enfermement que l’on peut ressentir dans les transports en commun ».

Cécile Richard

Photo © Nicolas Marchant

« Qui de nous deux », lecture performative.

Née en 1970, Cécile Richard vit à Lille.
S’applique à vivre en qualité de poète, n’a pas été danseuse ni même chanteuse et pourtant; a pratiqué les arts plastiques et pourtant, son diplôme des Arts Décoratifs en poche s’est essayée à l’écriture. Réalise des lectures publiques parfois performées, manière de désirer le corps dans le texte.
Fabrique également des livres à la main, uniques ou en série avec collages et dessins, manière de renouer avec les arts plastiques, lesquels sont intimement liés à la poésie.

« Si je pouvais je mettrais mon corps à la place du texte, pour faire des pirouettes et des roulades sur le fil, mais je n’y arrive pas, aussi je fais des textes, ils peuvent traverser le corps s’ils veulent, et c’est bien quand ça se passe, sinon j’attends et je recommence. »

(in Mél)

N E I G E

N E I G E est un duo formé par Tom Malmendier (batterie) et Catherine Barsics (poésie & voix).
Les constructions sonores de N E I G E reposent sur la quête de lignes d’équilibre et sur leur rupture, jouant de ces points d’intérêt où tout bascule, cultivant avec groove l’art de la chute, du sursaut, le frisson de l’émotion, l’acuité du verbe.
N E I G E est un kaléidoscope qui privilégie la justesse dans l’instantanéité.
N E I G E ne s’interdit rien, aime se surprendre, et partage sa joie de créer à qui veut bien l’entendre.

16 novembre
mars 2022

Un spectacle qui nous balancent des claques d’amour, de celles qui remettent debout quand on se sent devenir paralytiques.

Un après-midi et une soirée pour penser collectivement les politiques culturelles de notre territoire.
février 2022